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L’ELEVAGE DANS L’ECONOMIE NATIONALE

L’insularité place la grande île dans une situation sanitaire considérée comme relativement privilégiée, dans sa nature, par rapport à celle du continent africain. Néanmoins les maladies telles que les charbons, la maladie de Teschen, la Peste Porcine Classique, la maladie de Newcastle et le choléra aviaire, sans le soutien des campagnes périodiques et énergiques de vaccination peuvent occasionner des pertes énormes par morbidités et mortalités élevées. Durant ces 4 décennies , le laboratoire des vaccins, grâce à la qualité des produits qu’il fabrique, a réussi à jouer son rôle dans la lutte contre les maladies du bétail jugées prioritaires et ce, malgré la détérioration progressive de la situation économique.

La production bovine ayant subi une stagnation voire même une régression, sa viande ne peut servir de base durable à l’alimentation en protéines de la population qui croît au rythme de 2,7% par an. De plus, son prix devient de plus en plus inaccessible à la majorité des Malgaches du fait de la perte de leur pouvoir d’achat. Aussi l’Etat a-t-il jugé opportun de développer l’élevage des animaux à cycle court, en particulier celui des porcs et des volailles. L’élevage laitier en milieu périurbain ne cesse de se développer. En 1997, la production laitiere globale des élévages encadré par les differents projet du P.S.E. est estimee a 32,6 millions de litres. Un marché potentiel apparaît avec l’agrandissement des villes et des activités hôtelières. Malheureusement, les maladies à clostridies, les mammites et les autres pathologies du péri-velâge limitent le niveau de production et la qualité des laits des fermes.

Toutefois, la bonne volonté de l’Etat risque de ne pas aboutir si les contraintes diverses ne sont pas surmontées. Parmi celles-ci, il faut signaler les maladies infectieuses, une des principales préoccupations des éleveurs. Ce n’est qu’à bout d’une couverture vaccinale élevée que l’on puisse maîtriser ces pathologies. Et pour y parvenir, il faut que le Laboratoire, devenu Institut autonome, puisse satisfaire en permanence de façon qualitative et quantitative les besoins croissants en vaccins.