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LES ANIMAUX A CYCLE COURT ET LE PROGRAMME SECTORIEL ELEVAGE

Les animaux à cycle court et le Programme Sectoriel Elevage

  • Au début de l’année 1991, le Gouvernement a affirmé dans la "Déclaration de la Politique Sectorielle" sa volonté de favoriser l’intégration du secteur élevage au nouveau contexte d’économie de marché et de créer un environnement favorable à la production animale.
  • L’amélioration de la productivité de l’élevage à cycle court : l’organisation de la filière par la mise en place de la Maison du Petit Elevage (MPE) dont les bases sont la sensibilisation, la constitution des groupements de producteurs et l’information des opérateurs ; l’amélioration du cadre économique de l’élevage.
  • Un grand projet dénommé "Programme Sectoriel Élevage" (PSE) a été mis en œuvre, et les autorités de décision en ont fait un élément de stratégie de la relance de l’économie nationale. Il favorise l’émergence du secteur privé et l’organisation des professionnels.
  • Une des quatre composantes de ce programme porte spécifiquement sur le développement de l’élevage des animaux à cycle court, qui a été démarré au cours du deuxième semestre de l’année 1994 grâce à un financement du FAC et du Fonds de contre-valeur national.
  • Le troupeau porcin estimé entre 750.000 à 900.000 têtes est en régression.

Le problème de la cosanguinité pèse lourdement en milieu rural. Les élevages intensifs, bien qu’en progression, restent négligeables par rapport à l’effectif global (environ 2 %). Son élevage est handicapé à la fois par le coût des aliments qui représente 80 % du coût de production et par les deux dominantes pathologiques, à savoir la Maladie de Teschen (MT) et la Peste Porcine Classique (PPC). Le taux de vaccination contre ces deux maladies était estimé à 15 % uniquement avant 1994. Il faut signaler que conscient du problème de la persistance de la M.T. à Madagascar, l’O.I.E. a mis en place, en 1994, en collaboration avec le PSE, un projet pilote en vue de son éradication du territoire, seul pays réservoir du virus. Malheureusement, la Peste Porcine Africaine (PPA) fût introduite vers 1995. Par la suite, presque l’ensemble du cheptel porcin national a été victime de ce fléau.

  • Quant aux volailles, on note une émergence remarquée de l’effectif du secteur moderne monté à partir des races performantes d’importation (pondeuses, chair). A signaler que la Grande Ile exporte du foie gras dont la qualité organoleptique est bien appréciée. Cependant, la production avicole intensive reste encore marginale face à un cheptel total estimé à 18.000.000 - 20.000.000 têtes. Outre la part de l’alimentation, la Maladie de Newcastle (Pseudo-peste aviaire) et la Pasteurellose (choléra aviaire) sont en effet les principales contraintes au développement de l’élevage de ces espèces, notamment dans les zones rurales où se trouve concentrée malheureusement la grande majorité de l’effectif. Seuls moins de 5% environ des volailles faisaient l’objet d’immunisation déclarée par an avant la vaccination payante. Il est à remarquer que quelques opérateurs étrangers se lancent depuis 1994 dans l’élevage de l’autruche.
  • Une autre composante du PSE, le Projet de Développement de l’Elevage dans le Sud-Ouest (DELSO) est chargée de promouvoir toutes les filières de production animale dans le Sud. Elle bénéficie d’un financement de l’Union européenne ( IXème FED).